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Bagan, site archéologique bouddhiste

Pour quitter Nyaung Shwe et le lac Inle, on doit s’avaler une deuxième nuit de bus qui nous dépose au petit matin dans la poussière de la gare routière de Nyuang U. C’est une ville située près du site archéologique de Bagan.

Bagan capitale

Bagan fut la capitale du Royaume de Pagan, le premier empire birman qui parvint à unifier les provinces qui deviendront plus tard ce qu’on connaît comme le Myanmar. Durant la période de faste du Royaume (entre le 11ème et le 13ème siècle), un nombre considérable de pagodes, de temples et de monastères – plus de 10 000 !– furent construits dans la plaine, sur la rive orientale du fleuve Irrawady, qui formait ainsi une capitale bouddhiste magistrale. Comme sur le site d’Angkor au Cambodge, il ne subsiste aujourd’hui de la splendeur passée de Bagan que les monuments religieux construits en brique, les habitations en bois ayant disparues.

Encore des temples

On apprend en arrivant à l’hôtel qu’on a échappé à une nouvelle taxe de 10$ (comme au lac Inle) pour visiter la région : lors de notre passage matinal, les percepteurs n’étaient pas encore réveillés. Mais au lieu d’investir cette modique économie dans une journée de visite en calèche, nous préférons louer des vélos pour aller admirer notre premier coucher de soleil. Après quelques kilomètres à pédaler, on monte les escaliers d’une pagode et on profite d’une vue panoramique sur le site. Époustouflant. Il faut imaginer une concentration de monuments bouddhistes hallucinante, il y en a partout où le regard se pose. Impressionnant.

Bouddha doré

On a du mal à se représenter ce que ça a dû être ce site, cette capitale, avant que la majorité des pagodes ne soient détruites à cause des tremblements de terre, des inondations du fleuve voisin ou des ravages du temps (il n’en reste environ « que » 3 000!). Bagan est souvent comparé à Angkor en terme de grandeur architecturale, mais il ne faut pas oublier que contrairement au site cambodgien, il s’agissait ici d’une seule et même ville qui a comptée jusqu’à un demi-million d’habitants. Par contre l’ancienne capitale du Royaume birman ne peut tenir la comparaison en ce qui concerne l’entretien et les informations qu’on trouve sur les lieux.

Coucher de soleil sur les temples

En effet, la rénovation des monuments religieux a parfois été bâclé ou incompréhensibles d’un point de vue européen (bétonnage, structures de soutien métalliques disgracieuses, Bouddhas repeints,…). Comme on l’a vu à la Pagode Shwedagon à Yangon, les birmans (les asiatiques?) ne supportent pas qu’un édifice à la gloire de Bouddha sombre dans la ruine : si c’est le cas le lieu de culte meurt et n’a plus d’utilité religieuse. C’est pourquoi ils préféreront le rénover (plus que le restaurer), parfois en dépit de la conservation historique des lieux.

Couloir intérieur de Sulamani Pahto

Les marchands du temple

Durant la visite d’un temple, on s’est fait aborder par des marchands qui nous ont proposé de nous faire une visite guidée des lieux.

Bupaya

Quand je suis parvenu à évoquer cette différence fondamentale entre nos deux cultures, je me suis dis que ce type valait bien le coup que je m’attarde un peu sur ce qu’il avait à me vendre. Il m’a présenté ce qu’il faisait : de la peinture sur sable qui représentait majoritairement des motifs religieux.

Vendeur de peinture de sable

Ces birmans ont le sens du commerce et ne se formalisent pas si l’on refuse ce qu’ils ont à nous vendre. Cette gentillesse m’a fait craquer et on a fini par acheter 2 peintures sur sable qui n’ont rien d’exceptionnel et qu’en plus on pouvait trouver partout à Bagan… Dans tous les autres pays d’Asie, jamais je n’aurais succombé aussi facilement. La fatigue ? Le soleil ?

Jeune peintre

Il faut dire qu’ici, il fait un soleil de plomb qui vous crucifie sur place quand vous avez l’outrecuidance de tenter une sortie de votre chambre réfrigérée. On est bien loin de la pluie de Yangon ou du climat plus tempéré autour du lac Inle.

Des temples, des photos

Même si elle endigue quelque peu nos ardeurs, et nous oblige à déserter les visites entre 10 et 15 heures, cette chaleur ne nous empêche pas de continuer à arpenter les vestiges de l’ancienne capitale… plus tard dans la soirée.

Sulamani Pahto

Céline s’en donne alors à cœur joie pour étancher sa soif de photographies.

Coucher de soleil

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