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Écovolontariat à la ferme biologique

Après avoir fait le tour de la ferme et reçu les explications de Mr T (ici), j’étais déterminé à apporter ma contribution à ce beau projet. Mais pour que cette envie se concrétise, il faut qu’on sente qu’il y ait un échange entre les gens concernés. Céline et moi avions vite compris que ça nous prendrait certainement plus de temps qu’à Green Vietnam pour qu’on trouve notre place.

Céline donne le biberon

On se met d’accord tout de suite sur les termes de notre volontariat. Pas question de faire au Laos du wwoofing comme en Nouvelle-Zélande. On a conscience qu’on participera à la vie de la ferme sans obtenir gratuitement le gîte et le couvert. Vu ce que nous coûte une journée ici, ça ne nous pose pas de problème.

Ce qui compte désormais c’est de découvrir les tâches pour lesquelles on a besoin de nous et, le plus important, rencontrer les gens avec qui on va travailler. Le matin de ma première journée, j’attends patiemment Mo qui arrive vers 7 heures et m’accueille avec un grand sourire, signe de sa bonne humeur et de son dynamisme constants et contaminants. On échange quelques mots en anglais et en laotien. Ça y est les présentations sont faites et ça respire la simplicité et la joie de vivre. Génial !

On prépare tous les 2 la nourriture pour les cochons et la volaille (poules, pintades et une oie) pendant que d’autres nettoient les box des chèvres. Elles sont à l’étage d’un bâtiment, donc ils balayent tout et expédient les crottes et ce qu’il reste de nourriture vers le sol qui est la zone de fabrication du compost.

Nettoyage des cages des cochons d'Inde

Ensuite, il faut aller couper de l’herbe à la main (pas besoin d’herbicide !) pour les cochons d’Inde, nettoyer leurs cages et les nourrir eux-aussi. Ces derniers ne servent qu’à produire de la matière pour le compost : de la merde et de la pisse !

Mo s’occupe ensuite de traire les brebis, souvent avec Céline, pendant que je vais avec Senmay couper des branches à la machette dont les feuilles vont alimenter les chèvres. J’ai pas pu m’empêcher d’essayer de grimper moi aussi en haut des arbres et de tailler les branches les plus feuillues. Petit exercice de singe équilibriste très sympa !

La traite des brebis

Les filles s’occupent de préparer le fromage de chèvre pendant qu’on nettoie la porcherie et qu’on douche les cochons qui ont fini de manger. C’est tout simplement génial de découvrir à quel point ils adorent l’eau. Ils s’excitent et courent dans tous les sens en s’ébrouant sous la flotte que je leur envoie au jet. Après quelques jours, ça deviendra un de mes moments préférés de la journée. M’occuper des cochons : un héritage direct de la Bretagne et de ma famille (mon grand-père était négociant en porcs). C’est peut-être pour ça que ça me plaît autant !

La douche des cochons

Vers 10 heures, les travaux de la matinée prennent fin. On a fini d’arroser le potager et les allées qui entourent les bacs à compost ont, elle aussi, été nettoyées au jet.

On reprend l’après-midi vers 15 heures 30 pour nourrir à nouveau tous ces animaux. Ce qui prend entre 2 et 3 heures de travail.

Pendant tout le séjour à la ferme biologique, je fais preuve d’une ponctualité et d’une assiduité (étonnantes !) ce qui nous permet de tisser des liens avec nos 2 copains laotiens qui se renforcent chaque jour qu’on passe à travailler avec eux. On rigole beaucoup et on arrive assez bien à communiquer dans un mélange d’anglais et de laotien. Plus de problème de barrière de la langue quand on a vraiment envie de communiquer et qu’on passe un peu de temps pour apprendre à se connaître. Du coup, les autres personnes de la ferme qui nous voient travailler tous les jours, nous considèrent autrement que le plus grand nombre de voyageurs qui ne s’arrêtent ici que pour quelques journées.

Je comprends un peu mieux, maintenant, l’importance de s’engager sur une période assez conséquente quand on fait du volontariat. Impossible autrement de faire naître des rapports de confiance entre les gens.

Changer de rythme de voyage pour s’installer dans la durée, c’est se laisser des opportunités de rencontres plus grandes et plus intenses. Ce temps qu’on a pris nous a été largement bénéfique et on renouvellera certainement ce type d’expériences dans ce genre de lieu, dans les mois à venir.

Juste avant de partir, Senmay me confie qu’il n’avait jamais eu avec lui quelqu’un qui l’avait autant aidé à la ferme…

Les camarades de travail

Je dois filer dans le tuk tuk pour aller consoler Céline qui pleure à chaudes larmes. La route qui nous appelle est bien cruelle…

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5 Réponses pour “Écovolontariat à la ferme biologique”

  1. Numa 04/11/2013 à 22:08 # Répondre

    J’arrive !!

  2. LE MEUR 04/12/2013 à 15:28 # Répondre

    Ton Papy était un maquignon mon garçon( pas sur de l’orthographe) mais jamais il n’a été aussi loin pour ach’ter un lot de goret, ni pour les arroser Mignon..
    Grouink

  3. papamomo 04/14/2013 à 03:52 # Répondre

    Nous vous envions d »avoir trouvé cet endroit et avoir eu cette expérience si riche.On aimerait vous rejoindre pour partager votre bonheur!
    Q

  4. mamcalou 04/14/2013 à 15:55 # Répondre

    Ce clin d’oeil à ton papy me touche. Et ma petite Cilou avec ses larmes…

  5. mamcalou 04/15/2013 à 04:15 # Répondre

    Céline tu as un petit air de Marguerite Duras (l’Amant). Vos articles sont de plus en plus passionnants. Vous arrivez à nous transmettre beaucoup d’émotions. Merci les jeunes

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