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8 jours de jeep dans le Gobi – deuxième partie

Après les 4 premières journées de jeep, nous étions déjà complètement conquis par le désert de Gobi. Notre équipée a désormais entamé la route du retour qui va nous ramener en Mongolie centrale, à Kharkhorin.

Le désert et le ciel

Petit détour en ville

Entre deux sites à visiter, on se ravitaille dans de toutes petites localités situées au milieu du désert. On a l’impression de débarquer dans des villes poussiéreuses laissées à l’abandon et balayées par les vents. Les habitants passent en fait la majeure partie de leur temps à surveiller leurs élevages à l’extérieur de ces cités dortoirs. On achète nos soupes de pâtes et on poursuit notre route vers d’autres horizons.

De nouveau, la civilisation

Bayanzag, les falaises de feu

Cette formation géologique particulière provient de l’érosion, sur plusieurs milliers d’années, du sable et de la roche. Il en résulte ces falaises rouge feu déchirées par l’abrasion, appelées « bayanzag ».

Bayanzag, les « falaises de feu »

Ce sont aussi des lieux paléontologiques majeurs. De nombreux œufs fossilisés et d’ossements de dinosaures ont été déterrés ici. Ils sont désormais exposés à Oulan-Bator ou dans d’autres musées du monde entier. On a cherché un petit peu, mais on n’en a pas trouvé. Par contre, on a bien compris à quel point le vent, encore lui, a dû jouer un rôle important de sculpteur de reliefs, tellement il soufflait fort ce jour-là.

Il fait frisquet

C’est aussi lui qui s’amusait à modeler les nuages dans le ciel et à leur donner des formes complètement dingues. Pour le plus grand plaisir de nos yeux ébahis.

Ah, ce ciel!

Les nomades de notre nouveau campement élèvent eux aussi des chameaux, et proposent aux touristes qui le veulent d’aller faire un tour pour découvrir les alentours. Le problème, c’est qu’il est déjà bien tard quand on nous le propose.

C'est l'heure du chameau

Du coup, ce sera une très rapide prise de contact avec les vaisseaux du désert. J’ai juste le temps de m’imaginer conquérir un pays, caché derrière les dunes, avec une armée de chameaux à ma solde… Pouf, c’est déjà fini ! Mon « guide » voudra me faire payer ce quart d’heure héroïque au prix d’une heure complète.

Le proprio

Mais je suis un voyageur aguerri qui est passé par l’Inde, et je ne me laisse pas faire. Il ne faut pas déconner quand même ! Allez, restons zen. Regardons le ciel.

Des chameaux dans les nuages

L’enfance d’un khan

Un jeune guerrier mongol nous reçoit chez lui. Il nous a autorisés à séjourner dans son camp de yourtes pour la nuit, après un round d’observation et un second d’intimidation.

A parfois besoin d'aide

J’ai dû aller parlementer au nom du groupe. Évidemment, il ne paye pas de mine avec ses tresses de fille. Le rite d’initiation impose au jeune garçon de ne se couper pour la première fois les cheveux qu’à l’âge de 5 ans.

Un guerrier j'vous dis!

Cette évidente marque de manque de virilité, il la compense par l’affirmation précoce d’un caractère de futur khan – celui qui commande. Grâce à un sens aigu de la diplomatie, je lui fais comprendre que ce n’est pas la peine de vouloir escalader notre yourte pour prouver que c’est bien lui le chef.

Le guerrier n'a pas froid aux yeux

Une fois que les choses sont claires entre nous, on peut aller se promener un peu. Les ruines du monastère d’Ongiin Khiid ne sont pas loin. Cet ancien complexe bouddhiste a été entièrement détruit pendant les purges staliniennes qui tentèrent d’éradiquer, de 1937 à 1939, toutes formes de religion dans le pays.

Les ruines du monastère d' Ongiin Khiid

Ce haut lieu du bouddhisme fut l’un des plus grands de la Mongolie. Aujourd’hui, 13 moines vivent dans des yourtes au milieu des ruines et collectent des dons pour reconstruire les temples détruits. Il y a quelques années, un nouveau temple a été édifié. Il permet aux fidèles de maintenir ce lieu de culte actif.

La rivière Ongi

On prend un peu de hauteur pour apercevoir sur l’autre rive de l’Ongi, un autre complexe bouddhiste en ruine. Cet endroit historique, chargé de spiritualité, nous offrira un nouveau coucher de soleil somptueux.

Coucher de soleil II

Le lendemain, mon petit pote, le futur khan, assiste, hébété et nostalgique, au démontage (rapide) d’une des yourtes d’accueil.

T'es trop p'tit!

Ça sent la fin de la saison touristique et le début de l’hiver qui ne finira qu’à la fin du mois d’avril… Au revoir petit khan.

joue de la flûte, c'est moins dangereux

La vallée d’Orkhon

Cette nouvelle journée de route nous conduit au cœur d’un site classé au patrimoine mondial de l’UNESCO : la vallée d’Orkhon.

La vallée de l'Orkhon

Elle abrite en son sein de nombreux vestiges archéologiques, témoins de l’Histoire du peuple mongol. Et au milieu coule une rivière de plus de 1000 km de long : l’Orkhon. C’est le cours d’eau le plus long de Mongolie qui forme par endroit de très belles chutes.

Les chutes de l'Orkhon

Une petite pause est nécessaire pour pouvoir apprécier l’ampleur du spectacle. Une fois encore, les contrastes sont saisissants. On vient à peine de quitter l’aridité du désert et on se trouve désormais dans une vallée gigantesque et verdoyante.

Sauf moi!

C’est à peine croyable. Les uns après les autres, les paysages grandioses se sont succédé, entrecoupés de couchers de soleil magnifiques. On retiendra longtemps ces sensations qui nous ont secouées chaque fois qu’on s’est extasié devant une montagne, une rivière, une plaine ou un groupe de chevaux sauvages.

C'est pas fini

Ces 8 jours magiques sont passés à une vitesse folle. De toute façon, le temps ne sait pas faire grand-chose d’autre que de filer à toute allure. Une dernière photo souvenir pour immortaliser nos adieux à Bör, notre excellent chauffeur. Kharkhorin, c’est la fin de notre trip en jeep, mais le début d’une nouvelle aventure…

Au revoir Bör!

 

Quelques liens

Bör est un ami de longue date de Mejet et Bilegt, le couple qui a organisé pour nous ce périple en 4×4. Voici leur site web.

De nombreuses infos pour préparer votre futur séjour mongol sur ce site (Terra Mongolia) d’une voyageuse suisse qui connaît très bien le pays.

 

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3 Réponses pour “8 jours de jeep dans le Gobi – deuxième partie”

  1. monique pottier 10/30/2013 à 14:45 # Répondre

    que dire d’autre que: MAGNIFIQUE!!
    merci.

  2. mamcalou 10/31/2013 à 04:46 # Répondre

    Ces huit jours sont époustouflants.
    Paysages et rencontres magiques!
    « trop belle la vie »!!!!!!!!!!

  3. papamomo 11/02/2013 à 01:28 # Répondre

    Un Khan avec nattes!
    Etrange pour étrange, en Bretagne, sur des photos anciennes,on voit les petits garçons porter des robes dans les campagnes!

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