reception
reception

Phnom Penh, capitale royale

Autrefois appelé la « perle de l’Asie », Phnom Penh n’est pas que la ville qui porte les stigmates de l’histoire récente (évoquée ici). C’est aussi la capitale du royaume khmer qui s’est développée et agrandie à l’époque du protectorat français. On remarque l’influence architecturale de cette période le long des grands boulevards où l’on trouve encore quelques villas coloniales.

Phnom Penh ne ressemble en rien à Hanoï qui était d’avantage composée de ruelles tortueuses. On sent, ici, que le développement immobilier récent n’a pas dû respecter beaucoup de règles d’urbanisme pour obtenir un ensemble cohérent. Il en résulte pas mal de tours vitrées à 30 étages, criblées d’enseignes publicitaires bruyantes, et de nombreux chantiers en cours dans lesquels dorment des gens.

Construction à Phnom Penh

Pas de système de tout à l’égout ici non plus. Du coup, après un orage particulièrement violent, certaines rues se retrouvent inondées. J’imagine un peu ce que ça doit donner en pleine saison des pluies…

Inondation dans la rue

Mais Phnom Penh est avant tout la capitale du royaume khmer. Le Cambodge est une monarchie constitutionnelle – même si le premier ministre, Hun Sen, n’a pas bougé depuis 28 ans – où le roi occupe un rôle prépondérant. Au niveau politique son influence est limitée, mais symboliquement sa fonction est très importante. Pour la population khmère, il représente la stabilité et évoque les glorieuses heures de l’histoire cambodgienne, lorsque l’empire Khmer dominait des régions qui font maintenant partie du Laos, de la Thaïlande, du Vietnam, de la Birmanie et même de la Malaisie. Cette période assez lointaine (entre le IXe et le XIIIe siècle) est indissociable de l’histoire des Khmers. Elle est source d’une grande fierté, d’autant que cette période de faste, symbolisée par la magnificence des temples d’Angkor (où nous serons prochainement), est suivi d’un long déclin.

Céline en tuk tuk

Pour avoir un bon aperçu de l’importance de la monarchie au Cambodge, on va visiter le Palais royal de Phnom Penh. Mais avant de me rendre dans la demeure du roi, je tiens à être présentable. Je profite donc d’un coiffeur dans la rue pour couper cheveux et barbe qui étaient bien drus.

Dans la rue, chez le barbier

Le Palais royal

Constitué de plusieurs bâtiments, le Palais royal est un bon exemple de l’architecture khmère. Beaucoup plus de détails, d’enluminures que ce qu’on a vu précédemment au Laos et des toitures magnifiques, toutes dorées au soleil. Malgré la chaleur qui règne et le nombre important de touristes, on est impressionnés.

La Salle du Trône 2

On s’arrête un peu plus longtemps devant la Salle du Trône et la Pagode d’Argent. Cette dernière doit son nom à son plancher constitué de 5000 carreaux d’argent d’un kilo chacun. On admire, à l’intérieur, un Bouddha d’or de 90 kilos incrusté de près de 10 000 diamants (!) et un Bouddha d’Émeraude datant du XIXe siècle.

Céline devant son palais

Je sais bien que, comme Céline, vous êtes sensible à tout ce qui brille. Malheureusement, il est impossible de prendre des photos à l’intérieur de la Pagode pour éviter que vous mettiez en pratique vos envies de casse du siècle. Dommage.

Tchum riep sua

En sortant du Palais royal, les conducteurs de tuk tuk nous aborde pour nous demander où on souhaite se rendre ensuite. Certains nous proposent de nous emmener à un champ de tir où il serait possible de tirer à l’arme à feu. Ça à l’air complètement hallucinant mais cet article confirme nos craintes. Tourisme irresponsable : bienvenue au champ de tir !

Et vous, vous auriez préféré passer au champ de tir avant ou après avoir visité les Killing Fields de Choeung Ek ?!?

Abonnez-vous !

Recevez les derniers articles du blog directement dans votre boîte mail ou sur votre réseau social préféré !