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Srimangal

A côté de Dhaka, Srimangal, dans la division de Sylhet, fait figure de petit village tranquille, perdu dans les innombrables plantations de thé qui font la fierté de la région. Nous avions choisi comme base d’exploration, l’éco-cottage Nishorgo près du village de Radhanagar à quelques kilomètres de Srimangal. Nous sommes logés dans un bungalow en bambou près d’une mare, dans la forêt. On est bien loin de la folie de la capitale, le confort est simple, on retrouve la nature. Notre rythme ralentit, on prend enfin le temps de se balader vraiment.

Jeu du dimanche

Un coin touristique

La division de Sylhet, et en particulier Srimangal, est un des coins les plus touristiques du Bangladesh. C’est un lieu de villégiature pour les Bangladais aisés qui cherchent à passer le week-end au vert. Mais le fait que ce soit la seule région touristique qui ne nécessite pas de permis de circuler, attire aussi les expatriés, les stagiaires étrangers profitant des jours de repos pour visiter et les rares backpackers tels que nous.

On a déjà évoqué (à Dhaka) le fait que nous tombions en période de Ramadan. Sortis de la capitale, où les restaurants ouverts sont nombreux même en ce mois de jeûne, ce n’est plus la même chose dans une ville de la taille de Srimangal. On a pris plusieurs repas dans notre guesthouse mais même si c’était excellent, il n’y avait que du poulet, dhal et riz, à toute heure… C’est bon mais c’est chiant. On découvre donc, en ouvrant un peu les yeux, les stands décorés où se prépare l’iftar, les snacks salés et sucrés qui rompront le jeûne du soir. Si l’on arrive à la bonne heure, on peut acheter de bonnes petites choses grasses toutes fraîches. Très bons souvenirs gustatifs.

Les plantations

On était partis dans l’idée de se balader simplement, à pieds ou à vélo, découvrir les environs. Mais en ville, nous tombons sur Jahid, un jeune de 16 ans, fils d’un gros commerçant du coin, qui parle un anglais quasi parfait et qui nous propose de nous guider une journée dans les multiples plantations autour de Srimangal.

Srimangol, le pays du the

Etre accompagnés d’un local, c’est toujours plus sympa, on accepte donc notre guide non professionnel. Il nous réserve un CNG à la journée et nous balade dans les plantations de thé, d’ananas, d’hévéas, et nous fait découvrir un lac où les gens viennent pique-niquer le week-end (bon ben là, c’est raté, c’est Ramadan…)

Le lac Madhavpur

C’est une journée agréable, ponctuée de bonnes discussions sur l’éducation, la religion, les relations filles/garçons. Il est plein d’énergie, souriant et déjà bien au courant des relations commerciales avec les étrangers. On rompra ensemble le jeûne de cette journée avant de se séparer pour le laisser aller à la mosquée.

Jahid Hassan

Le deuxième jour de visite, nous avons décidé de le confier à Russel qui travaille comme guide professionnel pour l’écoprojet Nishorgo. Le rythme change. Il est habitué à encadrer des étrangers et à s’adapter à leurs envies. On choisit l’ option transport en commun cette fois, beaucoup plus économique.

Transport en commun

Les gibbons

Il nous embarque vers le parc national Lowacherra, forêt tropicale humide, protégée par l’organisation gouvernementale Nishorgo. Nous aurons la chance, grâce à Russel qui connaît les moindres recoins de la forêt, de croiser un jeune couple de gibbons.

Je crois qu'on nous observe

Nous les suivons lentement durant plus d’une heure, ils nous observent, se parlent, se papouillent… C’est un moment rare et magique ! Les gibons sont les seuls primates du Sous-continent. Nous les avions entendu à Chi Phat mais nous n’espérions pas en voir. Au Bangladesh, il n’y en a plus que 200 et une soixantaine se sont installés au Lowacherra.

Ecouter les cris des gibbons !

Notre deuxième destination est un petit village hindou de potiers, perdu dans une incroyable étendue de rizière. Nous avons l’honneur d’assister au travail d’un potier traditionnel.

Poterie traditionnelle

Ses produits sont vendus dans les villages environnants où l’on s’en sert toujours au quotidien, mais aussi sur les marchés comme souvenirs.

Village de potiers

Malheureusement, les poteries sont remplacées par des ustensiles en métal. Destin précaire pour ce magnifique village…

Un beau visage

Pause déjeuner vers 15h (on a la dalle) dans le quartier général de Russel, où on fera même une petite sieste, avant de repartir en fin d’après-midi pour les wetlands.

Les poseurs

Les wetlands

Les wetlands ou marécages, sont un écosystème vraiment très important pour un pays dont 50% du territoire est immergé. Ce qui caractérise le wetland, par rapport aux autres terres inondables, c’est la présence de plantes aquatiques. Car cela implique que la terre est sous l’eau suffisamment longtemps pour les voir proliférer. Le marécage est l’interface entre les véritables écosystèmes terrestres et les systèmes aquatiques, ce qui les rend différents de façon inhérentes mais en même temps interdépendants.

Les wetlands

Le wetland sur lequel nous avons navigué n’est saturé d’eau qu’en été. L’hiver, il redevient le royaume des oiseaux. Pendant la saison des pluies, les pêcheurs restent sur le lac formé durant 2 mois sans rentrer chez eux.

Un pecheur en action

Ils travaillent toute la journée et toute la nuit pour pouvoir vendre le fruit de leur labeur sur le marché très tôt le matin. Russel avait contacté un des pêcheurs qui est venu nous chercher avec son petit bateau à rames.

Notre conducteur de bateau

Nous avons déambuler sur l’étendue d’eau jusqu’au coucher du soleil, tout en saluant les différents pêcheurs présents sur leurs bateaux.

Notre hote le temps d'une averse

C’était hallucinant. C’était génial d’avoir fait confiance à un guide professionnel pour cette journée hors du commun.

Fin du jour sur les wetlands 2

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3 Réponses pour “Srimangal”

  1. LE MEUR 08/09/2013 à 12:57 # Répondre

    Superbes ph0t0s , a qu0i j0ues tu Kelig sur la première ?
    Déc0uvr0ns avec plaisir cette n0uvelle étape, b0nne c0ntinuati0n a v0us deux!

    • Minorities Report 08/09/2013 à 23:19 # Répondre

      C’est une sorte de billard qui se joue avec les doigts (je me souviens plus du nom bangladais). Une pichenette dans le jeton vert qui doit pousser les autres jetons dans des poches aux angles du plateau : c’est pas très compliqué mais ça demande pas mal de dextérité. C’était très sympa.

  2. Besset 09/06/2013 à 02:37 # Répondre

    C’est pas un cri de gibbons que tu as enregistré mon gros, c’est Bernard Le Meur qui crit My COCO My COcO

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